New York Botanical Garden

Mis à jour le 24/08/2026

Niché dans le nord du Bronx, sur les rives de la rivière du même nom, le jardin botanique de New York s'étend sur près de cent hectares et rassemble plus d'un million de plantes vivantes. Classé National Historic Landmark depuis 1967, ce site unique mêle serre victorienne, forêt primaire jamais exploitée par l'homme et jardins thématiques dessinés par de grands noms du paysage américain. Si vous cherchez une échappée verte loin de l'agitation de Manhattan, tout en découvrant un pan méconnu de l'histoire naturelle de la ville, cette destination mérite amplement de figurer sur votre itinéraire new-yorkais.

 


Histoire du New York Botanical Garden

L'histoire du jardin remonte à la fin du XIXe siècle. Dès 1888, la Torrey Botanical Society milite pour la création d'un grand jardin botanique à New York. L'idée prend véritablement forme grâce à une campagne de collecte de fonds menée par cette société savante et par le botaniste de l'université Columbia Nathaniel Lord Britton, avec son épouse Elizabeth Gertrude Britton, tous deux inspirés par une visite aux Jardins botaniques royaux de Kew, près de Londres. Le 28 avril 1891, le jardin botanique de New York est officiellement créé par un acte de la législature de l'État de New York.

Le site choisi se trouve dans Bronx Park, sur une partie de l'ancien domaine de la famille Lorillard, industriels du tabac, ainsi que sur une parcelle ayant appartenu au St. John's College, devenu depuis l'université Fordham, dont le campus jouxte toujours le jardin aujourd'hui. Des figures marquantes de l'époque, parmi lesquelles Cornelius Vanderbilt II, Andrew Carnegie et J.P. Morgan, s'engagent à financer les premiers bâtiments aux côtés de la Ville de New York, à condition que 250 000 dollars soient réunis par souscription privée : la somme est atteinte dès 1895.

Visiter le New York Botanical Garden

Pour dessiner les allées et organiser le terrain, le conseil d'administration fait appel à Calvert Vaux, le célèbre paysagiste co-créateur de Central Park, associé à Samuel Parsons Jr., alors surintendant des parcs de la ville. C'est finalement l'extrémité nord de Bronx Park qui est retenue, en grande partie à cause de la rivière Bronx et de ses affluents, qui imposent une réflexion poussée sur le drainage du site. Le plan préliminaire de Vaux est validé en octobre 1895, un mois avant sa mort.

Le plan directeur définitif est ensuite élaboré par une équipe réunissant Britton et Parsons, l'ingénieur paysagiste John R. Brinley, le botaniste Lucien Marcus Underwood et les architectes Robert W. Gibson et Lincoln Pierson, ce dernier issu de la société Lord & Burnham. Le jardin ouvre ses portes en 1896, avec Nathaniel Lord Britton comme premier directeur. La bibliothèque est construite entre 1897 et 1900, tandis que la grande serre est achevée en 1902.

Enid A. Haupt Conservatory au New York Botanical Garden

Le symbole architectural du jardin reste sa serre victorienne, la Enid A. Haupt Conservatory. Conçue par la société Lord & Burnham, référence de l'architecture horticole de la fin du XIXe siècle, elle s'inspire à la fois de la Palm House des jardins de Kew et du Crystal Palace de Joseph Paxton à Londres. Les travaux débutent en janvier 1899 et s'achèvent en 1902, pour un coût de l'époque de 177 000 dollars. Depuis, la serre a connu plusieurs campagnes de rénovation, notamment en 1935, 1950, 1978 et 1993, qui lui ont permis de conserver tout son éclat.

À l'intérieur, on traverse plusieurs écosystèmes reconstitués : forêt tropicale humide, désert peuplé de cactus et de plantes grasses, sans oublier les bassins extérieurs où fleurissent lotus et nénuphars durant les mois d'été. C'est l'un des passages incontournables de toute visite du jardin botanique de New York, et l'un des rares exemples aussi bien conservés d'architecture de serre du XIXe siècle aux États-Unis.

La forêt primaire du New York Botanical Garden

Le cœur naturel du jardin est sans doute son trésor le plus rare : la Thain Family Forest, une forêt d'environ vingt hectares qui n'a jamais été exploitée par l'homme. Il s'agit du plus grand fragment subsistant de la forêt originelle qui recouvrait autrefois l'ensemble du territoire aujourd'hui occupé par la ville de New York, avant l'arrivée des colons européens au XVIIe siècle. On y trouve des chênes, des hêtres d'Amérique, des cerisiers, des bouleaux, des tulipiers de Virginie et des frênes blancs, dont certains spécimens ont plus de deux siècles.

New York Botanical Garden
Le New York Botanical Garden

La rivière Bronx, seul cours d'eau douce de la ville, traverse cette forêt et y forme un petit canyon rocheux ponctué de rapides. Sur ses berges se dresse le Stone Mill, un ancien moulin à tabac construit en 1840 par la famille Lorillard, aujourd'hui restauré et transformé en espace de réception, mais dont la silhouette de pierre continue de rappeler l'histoire industrielle du site avant qu'il ne devienne un jardin.

Les jardins thématiques du jardin botanique de New York

Au-delà de la serre et de la forêt, le jardin rassemble une cinquantaine de jardins et collections différentes, fruits du travail de plusieurs générations de paysagistes renommés. La roseraie, dessinée à l'origine par la paysagiste Beatrix Farrand en 1916 et aujourd'hui nommée en l'honneur de Peggy Rockefeller, en est l'un des exemples les plus photographiés. Le jardin de rocaille alpin, conçu dans les années 1930 par l'horticulteur Thomas H. Everett, et le jardin d'herbes aromatiques imaginé par la paysagiste britannique Penelope Hobhouse complètent cet ensemble.

 

Les amateurs d'arbres apprécieront la collection de conifères, qui s'étend sur une quinzaine d'hectares, tandis que la Ladies' Border, une bordure fleurie installée entre 1931 et 1933 près de la conservatory, témoigne du soin apporté depuis près d'un siècle à chaque parcelle du domaine. Plus récent, le Native Plant Garden, dessiné par la paysagiste Sheila Brady et inauguré en 2013, met à l'honneur les espèces indigènes de la région new-yorkaise.

Un centre de recherche botanique de rang mondial

Le jardin n'est pas seulement un lieu de promenade : c'est aussi l'une des plus importantes institutions scientifiques dédiées aux plantes au monde. La bibliothèque LuEsther T. Mertz, installée dans l'ancien bâtiment administratif du jardin construit entre 1897 et 1900, est considérée comme la plus riche bibliothèque botanique de l'hémisphère occidental.

Juste derrière, l'herbier William & Lynda Steere conserve environ 7,8 millions de spécimens botaniques séchés, ce qui en fait l'un des plus grands herbiers de la planète, avec des échantillons remontant à la fin du XVIIIe siècle. Depuis les années 1890, les scientifiques du jardin ont mené près de deux mille missions d'exploration à travers le monde pour enrichir ces collections. L'institution forme aussi de futurs horticulteurs professionnels via son École d'horticulture, fondée en 1932 sur le modèle des programmes de Kew et du jardin botanique royal d'Édimbourg.

New York Botanical Garden : une visite à faire en famille

Le jardin botanique de New York n'oublie pas les plus jeunes visiteurs. L'Everett Children's Adventure Garden, ouvert en 1998, propose des parcours ludiques et sensoriels permettant aux enfants d'explorer par eux-mêmes le monde végétal, entre jeux d'eau, sentiers d'observation et petites expériences pratiques autour des plantes.

Des rendez-vous saisonniers devenus des traditions

Le jardin ponctue également l'année de rendez-vous devenus de véritables traditions pour les New-Yorkais. En hiver, le Holiday Train Show réunit dans la conservatory de petits trains miniatures circulant au milieu de répliques des plus célèbres monuments de la ville, entièrement façonnées à partir d'écorces, de gousses et d'autres matériaux naturels. Présentée pour la première fois en 1992, cette exposition attire chaque saison de nombreuses familles.

Au printemps, place à The Orchid Show, une mise en scène spectaculaire de milliers d'orchidées du monde entier, organisée depuis 2002 autour d'une thématique renouvelée. À l'automne, ce sont les kiku, des chrysanthèmes japonais façonnés selon des techniques ancestrales, qui prennent le relais depuis 2007. Ces expositions saisonnières sont une belle occasion de découvrir le jardin sous un jour différent à chaque visite.

Se rendre au New York Botanical Garden depuis Manhattan

Le jardin se trouve dans le nord du Bronx, juste à côté du zoo du Bronx, ce qui permet de combiner facilement les deux visites en une même journée. La solution la plus directe depuis Manhattan reste le train Metro-North sur la ligne Harlem, qui dessert une gare portant directement le nom du jardin. Il est également possible de s'y rendre en métro puis en bus, une option plus économique mais un peu plus longue.

Si vous prévoyez d'explorer plus largement le Bronx pendant votre séjour, le jardin botanique de New York constitue une étape naturelle, à mi-chemin entre nature préservée et patrimoine scientifique, loin des sentiers battus de Manhattan.

Une escapade nature à ne pas manquer à New York

Si Central Park reste l'espace vert le plus connu de la ville, le jardin botanique offre une expérience radicalement différente : plus scientifique, plus sauvage par endroits, et résolument tournée vers la découverte du monde végétal. Que vous soyez amateur de nature, curieux de jardins d'exception, ou simplement en quête d'un grand bol d'air après une balade sur la High Line, vous trouverez ici, en plein cœur de New York, un site à la hauteur des plus grands jardins botaniques du monde. Pour préparer votre venue plus en détail, le site officiel du jardin botanique de New York reste la meilleure source d'informations pratiques.

Article co-rédigé avec l'aide d'une IA, vérifié et enrichi par notre équipe.